ORAL : des conseils en 2018, plein de conseils…(conseils 1à 3)

2 janvier 2018

Je me suis dit que ça pourrait être pas mal… : vous adresser quelques conseils, dans le prolongement des oraux que je fais passer à des étudiants en formation initiale et à des professionnels en formation continue. Qu’en pensez-vous ? On se lance ? Vous me direz ce que vous en pensez et si ça vous est utile ?

Bon…eh bien…c’est parti !

1- « Le perfectionnisme » ? Et « HOP ! À la poubelle ! »

J’en vois souvent qui « ont ce profil » : le fameux « profil perfectionniste » ! Ils préparent leur futur oral, ils mettent cela par écrit, peaufinent, améliorent, révisent, changent de place à la virgule, placent tel mot à la place de tel autre… Et…si on les laissait, ils passeraient le restant de leur vie à préparer chez eux leur futur oral (que…bien entendu ils ne passeraient pas car…ils n’auraient jamais fini de « préparer » leur future prestation!).

Je n’ai qu’un conseil, aux candidats qui ont ce profil-là et ce conseil tient en 4 lettres : « STOP!!! ».

Oui, « STOP » ! Arrêtez ! Arrêtez de vous tortiller dans un sens puis dans un autre et encore un autre au bord de la piscine ! Lancez-vous à l’eau ! En clair : si votre présentation est à peu près prête (elle ne sera jamais « parfaite », il faut vous mettre cela dans le crâne), rendez-vous dans votre salle de bain et « HOP ! On se lance dans la parole ! ». Inutile de viser la perfection, elle n’existe pas. Inutile de chercher à « faire quelque chose de parfait » : cela n’existe pas davantage ! Ce qui compte, c’est d’avoir un topo à peu près correct, à peu près organisé, à peu près clair puis…de se lancer ! C’est avec l’entraînement que ça va s’améliorer, que ça va « tendre » vers la perfection (mais sans jamais rejoindre cette perfection qui, je vous dis, n’existe pas!). Bref: sautez à l’eau ! et…dépatouilliez-vous ! À force de vous agiter, ça va finir par le faire, comme dans l’eau. Et…dans l’élément de la parole qui n’est pas l’élément aquatique mais y ressemble par certains côtés, on finit en général par…arriver à parler correctement à force de s’entraîner régulièrement à parler. Le tout est de ne pas s’arrêter, de ne pas arrêter de s’entraîner : dans l’eau, si on s’arrête, on coule ! Et dans l’élément de la « parole », si on arrête de parler au jury, on génère une « rupture de communication ». Bref et rebref, entraînez-vous !

2- L’entraînement ? Un moyen de mettre de la fluidité…

Eh oui, on peut raconter toutes sortes de bêtises sur le sujet et laisser croire qu’il y a « des secrets » pour une bonne communication, ou que certains sont nés sous une bonne étoile, ou encore que certains disposent d’un « talent naturel »… En vérité, je crois que la vérité est ailleurs : c’est plutôt à force de s’entraîner et s’entraîner qu’on finit par s’améliorer ! J’en suis particulièrement convaincu quand je repense à mes débuts en tant qu’enseignant et que je songe aux progrès réalisés. Encore aujourd’hui, je profite du trajet qui me mène de mon domicile à mon travail (1h à 1h15) pour « répéter mes cours » comme si je m’adressais à des étudiants. Certaines formations, je les ai répétées des centaines de fois : je les connais « sur le bout des doigts » comme on dit. Ce n’est pas du « mot à mot » répété par cœur mais ce sont quelques points connus par cœur et tenant à chaque fois en deux ou trois mots qui me permettent de faire et refaire mon cours : un cours qui se sert de quelques mots connus par cœur, organisés et classés et qui me permettent de « faire le même cours…sans qu’il s’agisse du même cours (puisque les phrases utilisées varient à chaque fois et que je glisse ici et là tel ou tel point qui me passe par la tête) ». Bref, en procédant de la sorte, en s’entraînant à faire, refaire, et refaire encore un topo en prenant son envol à partir du même tremplin, on peut aisément « prendre son envol », voire « partir dans des envolées (maîtrisées) » et finir ainsi par se sentir très à l’aise dans le discours, dans la prise de parole en public.

Bref : pas de secret, juste de l’entrainement et une véritable fluidité dans le discours qui, vous le verrez si vous essayez régulièrement, va finir par venir.

La conclusion ? En…2 mots ? Hum,…c’est simple : entraînez-vous ! Pas forcément longtemps, mais chaque jour, voire plusieurs fois par jour, à raison de quelques minutes… Simple, non ?

3- Besoins (du jury) et adaptation (du candidat/de la candidate)…

Je vois (et entends!) souvent des candidats qui répondent aux questions du jury sans jamais se demander « pourquoi ce membre de jury me pose-t-il cette question ? Quel est le BESOIN qui se cache derrière la question ? » Du coup, ces candidats répondent aux questions…mais pas, pour autant, aux besoins des membres du jury.

Quand un membre de jury demande « vous êtes jeune, non ? », c’est en général qu’il y a quelque chose derrière : est-ce le besoin de savoir si nous ne sommes pas trop jeune, selon lui, pour exercer demain des fonctions qui exigent par exemple un certain recul que seul l’âge, parfois, confère ? Si tel est le « besoin » de ce membre du jury, il faut faire le nécessaire pour le « rassurer » ! Eh oui ! Le jury s’inquiète ! Il a la responsabilité de « recruter » et il ne veut pas « parier sur le mauvais cheval » : en confiant des fonctions de « cadre » à un jeune, par exemple, il risque de mettre ce jeune en difficultés, et de mettre l’organisation – par voie de conséquence – en difficultés ! Bref : ce sera raté sur les deux tableaux !

Donc, si on vous dit « vous êtes jeune, non ? »…ce n’est pas « pour poser une question et…faire passer le temps » ! Ne répondez donc pas simplement « oui, je suis jeune » car vous conforteriez peut-être ce membre de jury dans l’idée qu’il faut absolument éviter de retenir votre candidature. Il ne s’agit donc pas de répondre « bêtement », mais de chercher « quel est le besoin » derrière la question. Besoin de se rassurer ? Besoin de se sécuriser ? Besoin de savoir si « jeunesse » ne rime pas avec « absence de capacité à prendre des responsabilités » ? A vous de…mener l’enquête…

« En me demandant si je suis jeune, peut-être souhaitez-vous savoir si, entre guillemets, j’ai « les épaules » pour un tel poste ? » (observez le membre de jury, a-t-il un sourire qui confirme que c’est bien là que se situe son besoin ? Sinon…tentez autre chose et…continuez à vous mettre en quête de ce BESOIN qu’il faut absolument découvrir…) ; « de ce point de vue, je pense que le fait d’avoir déjà eu à encadrer une équipe et d’avoir été recontacté par l’employeur l’été suivant indique que jeune ou pas j’ai tout à fait la capacité à gérer un tel poste ; je me sens tout à fait capable de cela à nouveau dès demain… ».

Bref… : cherchez le besoin et… « adaptez-vous »… Essayez d’entrer en synchronisation avec les membres du jury. Faites en sorte de découvrir leurs besoins et d’y répondre, faites en sorte de plaisanter un peu (sans excès) s’ils plaisantent entre eux : montrez-leur que vous êtes capable de vous fondre dans ce collectif des membres du jury (et donc demain dans une équipe) sans passer pour…le mouton noir dans la bergerie…

M.Géléoc m’a accompagnée dans ma préparation aux épreuves d’admission de concours administratifs, de catégorie A et B. Son aide m’a été précieuse dans le choix des éléments à mettre en valeur dans le cadre de la présentation de parcours. Mais ce sont également ses conseils en termes de rhétorique, posture et attitude à avoir tout au long de l’entretien d’admission, qui permettent de faire la différence. Son approche est très pratique et réaliste, et permet de se projeter dans les attendus et exigences du jury auquel le/la candidat(e) fera face pendant l’épreuve. Enfin, son langage positif aide vraiment à prendre confiance en soi et à aborder cette épreuve le plus sereinement possible.” Témoignage de candidats / 2 janvier 2018

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